Après une nuit de 6h... un peu plus longue que prévue (aucun de nous
n'a entendu les 2 réveils), nous partons pour une ascension de 1200m vers la fenêtre d'Arpette (2665m). Contrairement à l'année dernière ou nous avions fait cette montée sous un soleil de
plomb, la fraîcheur matinale de cette année est beaucoup plus appréciable.
Petite pause au sommet pour se ravitailler et apprécier la splendide vue sur le glacier du Trient. Cet endroit reste à mes yeux le plus beau de tout le parcours.
Après cette montée il faut encore redescendre de plus de 1000m en direction de la buvette des glaciers (1583m). La descente est technique et longue.
Nous ne nous arrêterons pas à la buvette des glaciers car la route est encore longue et je souhaite passer le Buet de jour.
Traversée du torrent qui va nous permettre de remonter en direction du refuge de Balme.
La montée au refuge de Balme (2204m) après le passage des Grands (2113m) est interminable. Nous le voyons pendant des heures. Pascal a un coup de moins bien et Cyril et moi en profitons pour
manger quelques myrtilles au bord du sentier (Pascal rallera après que nous ne lui ayons pas donné quelques unes).
Enfin nous revoyons le Mont Blanc sur sa plus belle face et en plus le soleil est de retour.
Nous pouvons également appercevoir notre futur lieu de passage qu'est le barrage d'Emosson. Ce qui est appréciable dans ce parcours c'est que lorsque nous sommes à un sommet nous appercevons
notre futur lieu de destination. Cela nous parait si loin et si prés à la fois... c'est la magie de la PTL!!
Arrivée à Vallorcine (1263m) vers 13h. Pour certain l'arrivée est proche... mais pour nous il nous restera encore 15h d'effort.
L'heure du fameux Panini jambon fromage est enfin arrivée. Depuis le temps que Cyril en rêver. C'est fou les envies que nous pouvons avoir en plein effort. C'est vrai que la légèreté d'un panini
est surement recommandée par les nutritionnistes. Mais c'est fou comme ca redonne du power.
Après ce bref ravitaillement au bar de la gare nous reprenons la route direcion les chalets de la Loriaz
(2006m).
Je me souviens du formidable acceuil que nous avions recu l'année dernière à ce chalet. Encore une fois les gardiens et leurs clients nous acceuillent comme des princes. Juste le temps de papoter
un coup et de boire un coca et nous repartons pour le barrage d'Emosson.
Les couleurs du barrage d'Emosson (1920m) sont toujours manifiques. Et cette année contrairement à l'année dernière nous avons la chance de le passer de jour, sous le soleil.
L'équipe est toujours au complet prête pour l'ascension du Mont Buet.
Nous empreintons un chemin nouvellement tracé nous permettant d'éviter la longue marche sur la route goudronnée en bordure du barrage (mauvais souvenir de l'année dernière)
Non Non il n'est pas sur les hauteurs des calanques de Cassis... pourtant il en rêve et depuis qu'il est passé au journal de TF1 de 20h c'est une star (http://videos.tf1.fr/jt-20h/les-fous-du-mont-blanc-4527868.html ).
Pascal souffre un peu et dans cette montée assez raide nous nous encordons... le tracteur rentre en action ce qui soulage bien Pascal.
Un nouveau sentier a été créé pour accéder au refuge du vieil Emosson et permet d'arriver par l'amont. Nous nous arrêtons près d'une heure pour manger un bon plat de pâte bolognaise et une soupe.
Cette année nous n'avons pas le dilemne manger ou dormir puisque nous repartons tout de suite et que nous avions prévu un budget plus important. Merci aux deux gardiennes de ce refuge pour leur
acceuil toujours aussi chaleureux.
Puis nous repartons en direction du Cheval blanc en contournant le barrage du viel Emosson (2173m).
Petite visite culturelle par le passage de la trace des dinosaures... un jour il faudra que l'on s'arrête pour vraiment voir ca.
Changement de décor... nous passons de l'été à l'hiver en moins de 2h ainsi que de chemin bien tracé à de l'orientation dans des pierriers.
Les Gortex sont de sortie, la température a chuté de 20°C. Le brouillard et le grézil va nous ralentir lors de notre progression du Cheval Blanc (2816m).
Un bref rayon de solel reapparait juste avant le sommet du Buet et nous laisse dans un monde de rêve juste avant la nuit.
La montée au Buet est technique dans les pierriers avec passages cablés. La pluie rend le terrain glissant, il faut vraiment rester très concentré.
L'arrête du Buet est vraiment très impressionnante ce qui confirme qu'il valait mieux passer de jour.
Enfin le sommet du Mont Buet (3082m). Il nous aura fallu 3h depuis le refuge du viel Emosson (2173m). Tout juste avant que la nuit nous prenne et nous accompagne jusqu'à l'arrivée.
Les frontales sont de sortie malheureusement le brouillard est de la partie ce qui ralentie notre progression. Je décide alors de ranger mes bâtons et de tenir ma lampe à la main pour
balayer le terrain.
Une longue marche est nécessaire pour rejoindre le col du Brévent (2366m) dernière ascension de notre aventure. Il aura été nécessaire avant de passer par le col de Salenton (2520m). Petite pause
au chalet Villy ou nous réveillons 2 jeunes randonneurs un peu surpris par notre entrée fracassante à 23h et pas très intéressés de partager le gîte, ce qui nous pousse à continuer en
direction du Refuge d'Anterne (1997m). Malheureusement à minuit le refuge est désert, nous dormons tout de même 30min allongés sous les tables à même le sol avec pour oreiller un bout de pain
mouillé (hein Cyril). Malgré le mauvais temps et la fatigue nous repartons sans trop tarder en direction du pont d'Arlevé (1598m) avant de remonter vers le col du Brévent (2366m). Il ne nous
reste plus que 1300m de descente pour rejoindre la ligne d'arrivée... descente qui parait cependant interminable aussi bien pour nous que pour ceux qui nous attendent.
A proximité de Chamonix nous entendons la musique qui résonne pour le départ de la TDS (nouvelle course entre Chamonix et Cournmayeur, sur la trace des ducs de Savoie) qui sera donné à 5h.
5h27 enfin la délivrance!!! Malgré l'heure matinale nous bénéficions des supporters venus pour le départ de la TDS et qui nous acceuillent et nous portent vers la ligne finale. Nos 3 supporters
(Théo, Danielle et Doudou) sont évidemment aussi de la partie et n'auraient raté ca pour rien au monde. Ils ont même passé la nuit sur le parvi de l'église face à la ligne d'arrivée malgré le
froid et la pluie pour être sur de ne pas nous râté.
Un bon Yogi tea nous rechauffe un peu avant de partir pour une bonne douche et quelques heures de sommeil.
On a même le luxe d'un lit de camp et d'une couverture dans le gymnase de Cham avec la douce mélodie des ronflements des coureurs de la CCC.
Petite photo souvenir avec Dawa que j'admire et apprécie enormément.
Merci à mes 2 compagnons d'aventure sans qui le défi n'aurait pas été possible, merci pour cette aventure humaine avant tout. Hormi l'effort physique la PTL reste une aventure humaine. Merci
aussi à notre Fan Club qui n'a pas dormi bien plus que nous et nous a porté jusqu'à la fin.
A l'année prochaine autour du Mont Blanc... et peut être cette fois ci pour l'UTMB pour mes 30 ans.
3
Après 4 h de pause nous repartons dans l'aventure... on remet des chaussures sèches qui avaient été
transportées par l'organisation.
La journée commence par une montée séche de 2000m entourée par les paravalanches. Heureusement nous le faisons de nuit ce
qui diminue la monotonie. Au sommet nous arrivons à la tête de Licony (2929m) bien heureux d'en finir après 4h de montée. Le soleil se lève sur la chaîne du Mont Blanc.
Pascal et Cyril se reveillent doucement!! Juste le temps de manger un petit bout, d'enlever notre frontale et c'est reparti.
Petite pause photo au col du Licony avec la belle mer de nuage et la chaîne du Mont Blanc.
Après une longue descente technique nous remontons en direction du col du sapin (2436m) avant de rejoindre le refuge Bonatti ou un bon plat de pâte bolognaise nous attend.
Petite pause de 45 min et c'est reparti direction Arnuva (le fond du Val Ferret) ou notre Fan club nous attend.
Petit passage de rivière avant la remontée vers le col du Ban Darray (2695m).
Paysages magnifiques glaciaires du sommet du col.
Une petite pause s'impose, le corps comment a fatigué. On en est autour de 36h de course.
Une longue descente le long d'un torrent nous amène dans la vallée de la Fouly (La Chaux, 2041m). Quelques rencontres avec des vaches des chèvres et une fermière baba cool (et pourtant suisse)
rythment notre après-midi. Bref ravitaillement en eau dans un bassin avant la terrible montée au col du Névé de la Rousse (2752m) ou nous étions passés l'année dernière (des images
réapparaissent dans notre tête).
Je me rappelle ce paysage suisse ou nous sommes passés l'année dernière en direction de la Tsissette (la soupe au refuge était vraiment délicieuse) malheureusement cette année nous n'y passerons
pas car nous devirons par le Revedin.
La montée au Revedin se fait dans la prairie, aucun chemin n'est tracé. Seul indication il est fortement déconseillé de pratiquer cet itinéraire de nuit. surtout la descente trés technique, nous
en ferons la constatation par nous même.
En effet la descente est vraiment technique, quelques mains-courantes sont présentes, pour nous rassurer. Le vide est là, plus de 300m de vide à droite et à gauche.
Plus de 1000m sépare le sommet du Revedin (2509m) au village de Prayon (1464m). Nous comprenons pourquoi l'organisation déconseillé ce passage de nuit.
Mes premières douleurs a mon fléchisseur de la cheville droite commencent à apparaître, mais rien d'inquiétant.
A Prayon petite pause casse croute de quelques minutes pour reprendre des forces avant la montée sur Champex. Pascal apprécie les lentilles froides ca change un peu du sucré.
Nous arriverons à l'Auberge Bon Abri (1444m) vers 23h30.
Nous devons reconnaître ici que nous avons malencontreusement suivi un itinéraire différent que celui qui devait être emprunté. En effet juste avant le départ nous avons fait recharger notre
trace GPS par GARMIN (il y a eu pas mal de problème pour le téléchargement du fichier donné en ligne) mais il se trouve que cette trace nous a fait passé par le parcours de l'UTMB soit 1200m de
dénivelé en moins et donc en gros 4h d'effort en moins. Cela nous a beaucoup frustré de réaliser cette erreur plus tard mais cela n'était en rien volontaire (contrairement à l'affirmation de
certains accompanants d'autres équipes qui elles finiront à deux avec une assistance lourde). Nous reconnaissons ainsi le mérite notamment de l'équipe 57 qui était à nos trousses et c'est sentie
volé d'une victoire. En tout cas aux vues des commentaires à l'arrivée d'autres équipes je reste decu par le soit disant "esprit trail aventure" que certains revendiques dans une course
dite "à saucisson" sans classement et sans recompense. Fin de cette polémique pour nous, sans grand interêt puisque nous sommes serein avec ce que nous avons fait et aux vues des soucis
de la vie que rencontre certains de mes coéquipiers (Je souhaite un bon rétablissement à Pascal (plâtré à la cheville) et beaucoup de courage à Cyril et sa famille pour les durs moments à
venir).
Voici le fameux Léon, boulanger de profession à Champex et initiateur de cette trés belle course qu'est la PTL. Merci à lui pour les croissants offerts à notre fan club.
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Nous voilà reparti pour une nouvelle édition de la petite trotte à Léon... encore plus longue et encore plus de
dénivelé. Au programme 245km et autour de 18000m de dénivelé positif sur des sentiers techniques... voire très technique!!
Le rituel des petits gestes commence en cette fin d'après midi.
Nous gardons la même équipe, les Mord'fin composée de Pascal, Cyril (dit cochonou) et David (dit le tracteur). C'est le début et nous sommes encore frais.
Notre fan club est venu nous accompagner. Le fils de Cyril (Théo), Dav (mon pote du vélo qui est fournisseur officiel de GPS et qui regrette de ne pas prendre le départ... enfin au moins les
premiers mètres
), son père Robert, et Doudou. Ils nous suiveront tout au long du parcours et seront rejoint à Morgex par
Danielle (la maman de Cyril).
Séance de briefing au départ... mais attention aux apparences nous avons de la reserve... on devrait juste déjà être couché à cette heure là, enfin moi.
La pasta party est la dernière occasion avant le départ pour avoir un vrai bon repas qui tienne bien au corps et que l'on apprécie. Dernière bière pour Cyril avant de partir... enfin c'est ce que
je croyais
.
22h moins quelques minutes le départ approche. Nous nous languissons de prendre le départ de cette petite trotte car les dernières heures sont toujours stressantes.
Ca y est c'est parti pour quelques heures de folie!!
Mais voilà tout se gatte... la pluie et les éclairs font aussi partis de la fête!! Entre Les Houches et le col de
l'Enclave nous prenons une bonne douche. Nous passons par le col de Voza (1853m) pour rejoindre les Contamines.
Me voici au passage des Contamines dernier point sur ce côté de la France pour que nos accompagnateurs nous supportent. C'est le bout de la route.
Au petit matin après l'ascension du col de Voza, bref passage au refuge de Balme et une terrible montée au col de l'Enclave (2667m) nous arrivons au refuge Robert blanc (2760m). Nous nous sommes
arrêtés environ 45min pour un bon petit déjeuner consistant en un bon plat de pâte.
De nombreux passages techniques, traversées de torrent, pierriers... nous conduisent au col de la Seigne (2518m). Nous pouvons admirer l'agilité et la grace de Pascal.
Arrivé au col de la Seigne petite photo souvenir du passage France-Italie.
Nous reprenons le même itinéraire que l'année dernière pour rejoindre le col des Chavannes.
Mais au sommet nous tournons à gauche en direction du col du petit Saint Bernard. Nous empreintons un chemin technique (passage de cable) mais très joli (lacs, glaciers...).
Une fine pellicule de neige fraiche de la nuit recouvre les hauts sommets.
Nous retrouvons notre fan club (Théo et Doudou) au col du petit Saint Bernard (2159m) au niveau du ravitaillement. Je profite de cette pause pour un déjeuner de pâte au pistou suivie de ma petite
sieste habituelle... jamais plus de 10min.
Et c'est reparti en direction de Morgex notre but de la journée. Cyril a revêti la casquette fétiche de l'équipe... vas y mon Cochonou!!
Bref retour en France après ces quelques heures en Italie.
Nous prenons en direction du col de la Traversette (2383m) sommet des pistes de ski de la Rosière. Nous sommes encore bien souple pour pouvoir passer sous les fils électriques des parcs à
vache.
Nous voyons depuis un long moment la montée au passage de Louie blanche (2529m), elle semble redoutable et elle l'était!! Ca se voit à la tête de mes deux compagnons... allez plus que 3 jours.
La pluie est de retour mais heureusement une vieille maison nous permet de nous habiller au sec.
Bref passage au refuge de Deffeys (2494m) ou nous sommes encouragés par le gardien et les randonneurs. Nous ne nous arrêterons pas à ce refuge car notre objectif est d'arriver avant la nuit
tombée, la descente étant annoncée dangereuse (gros blocs rocheux).
Là montée au col du Haut pas (2860m) est interminable. La fatigue commence a se faire sentir. Cela fait plus de 20h que nous sommes partis et que nous n'avons pas dormi.
La descente en direction de Morgex est technique, de gros blocs rocheux se hissent devant nous. Le chemin n'est plus balisé, nous descendons donc tout à visuel en direction de Morgex.
Voici Morgex vu par les accompagnateurs nous attendant (Danielle, Théo et Doudou). Joli village tout de pierre faisant avec surtout de magnifiques toits.
Pour nous, l'arrivée dans Morgex se fait vers 23h.
On enlève les chaussures bien trempées après 24h de course et la pluie. Une bonne douche chaude, un bon repas et c'est parti pour quelques heures de sommeil dans le gymnase de Morgex.
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